Guy Giard
Art Contemporain

Livres sur sa vie


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Livres et films sur sa vie

Voici quelques livres et  films que j'ai trouvé sur Marie-Josèphe Angélique.
Les descriptifs sont écrits selon la langue de publications/productions.

Here are a few books and films on Marie-Josèphe Angélique.
The descriptions are given according to the language of publication/production.


Livres / Books

   Lorena Gale

Angélique, by Lorena Gale, is the story of Marie Joseph Angelique, a slave owned by Francois Poulin de Francheville of Montreal in the early 1730s.

Francois and his business partner, Ignace, discuss their slaves as one might imagine speaking of race horses. Angelique is, after all, a fine specimen, and so she should breed with Ignace's slave, Cesar; her sexual favors should be made available to Francois as well. Angelique, however, has other ideas-about being free and having a relationship with a white servant named Claude. The play begins with Angelique's execution, and then flashes back to fill in the details. Unfolding in a fast-paced series of short scenes,  its final scenes build to a crescendo of substantial force, with a stunningly poetic conclusion.

[ISBN 0-88754-585-8; $13.95;  Playwrights Canada Press]


    Paul Fehmiu Brown

Cette fille aurait-elle connu la même fin tragique si elle avait été une blanche? Dans les mêmes circonstances, selon les moeurs de l'époque sous le régime français ici, sans aucun doute. Il fallait un coupable, du terrible incendie qui a ravagé Montréal et, le destin a désigné Marie-Josèphe-Angélique.


Plus d'un an après son exécution, pendue et brûlée, les recherches pour retrouver Claude Thibault, son amant, sont restées vaines. Le gouverneur de Beauharnois écrit à Jacques Raudot, alors intendant en Nouvelle-France, la décision d'abandonner toutes recherches, "parce qu'après tout, on n'avait que des soupçons sur le dit Thibault."

Mais, n'est-ce pas à partir de ces mêmes soupçons que Marie-Josèphe-Angélique fut condamnée? (...)

Marie-Josèphe-Angélique, Montréal, Québec 21 juin 1734, Paul Fehmiu Brown,
 ISBN 2-922300-06-4,129 pages,14,95$


    Micheline Bail

  Ce roman aborde la délicate question de l'esclavage au Canada, une réalité méconnue et qui a peu inspiré jusqu'ici les romanciers. L'historien Marcel Trudel ne le déplorait-il pas lorsqu'il écrivait, en conclusion d'un ouvrage majeur sur ce sujet : Ce livre est un roman historique.

L'esclave noire Marie-Joseph-Angélique et ses maîtres, François Poulin de Francheville et Thérèse de Couagne, ont existé, de même que François-Étienne Cugnet, Gilles Hocquart, Pierre Poulin, Ignace Gamelin, Pierre Raimbault et Pierre Gaultier de La Vérendrye. Claude Thibault, l'amant d'Angélique, ainsi que le bourreau noir Mathieu Léveillé sont également bien réels. Tous les autres personnages, hormis les témoins cités au procès, les marchands qui gravitent dans l'univers de François Poulin et les ouvriers des forges du Saint-Maurice, sont fictifs et ont servi à étoffer le propos. Le manuscrit du procès intenté en juin 1734 contre la négresse Angélique, accusée d'avoir causé l'incendie qui a consumé une bonne partie de la ville de Montréal, a servi de point de départ à toute cette histoire. Une étude serrée de ce document m'a permis de glaner quelques précieuses informations sur la personnalité de cette esclave et surtout de suivre le déroulement d'un procès criminel survenu au dix-huitième siècle. Les écrits de l'historien André Lachance, spécialiste du système judiciaire sous le Régime français, m'ont aidée à m'y retrouver, et c'est l'ouvrage de l'historien Marcel Trudel, L'Esclavage au Canada français, qui m'a familiarisée avec la réalité de cette institution chez nous.

En poursuivant mes recherches, j'ai découvert avec l'historien Cameron Nish que François Poulin de Francheville, le maître d'Angélique, était le fondateur des forges du Saint-Maurice. Les efforts quasi héroïques de ce marchand-équipeur pour mettre sur pied la première industrie lourde au Canada, en dépit des nombreuses difficultés d'une pareille entreprise, m'ont assez passionnée pour que j'aie envie d'en faire part au lecteur. Dès cet instant, le cadre du roman était trouvé.

Restait à documenter certains aspects particuliers tels que la traite des fourrures, le processus d'acculturation du Blanc au monde amérindien, le bouillonnement économique particulier de la période de paix qui s'est étendue de 1713 à 1745, les rêves de découverte de la mer de l'Ouest et le bras de fer constant avec les colonies anglaises pour la possession du territoire. Les amours de Marie-Joseph-Angélique et de Claude Thibault sont bien réelles, quoique je leur aie donné une couleur toute personnelle. Tous les témoins du procès ont été cités le plus fidèlement possible, malgré certains passages indéchiffrables que j'ai recomposés d'une manière plausible. Les différentes étapes du développement des forges du Saint-Maurice, y compris l'échec de 1734, sont rigoureusement documentées....

ESCLAVE, LIBRE EXPRESSION, ISBN : 2891118553,1999


Photo : Marc-André Grenier
Marcel Trudel

Prix Léon-Gérin 2001,Catégorie : Scientifique
Né le 29 mai 1917, Saint-Narcisse

Marcel Trudel est un rebelle. À 84 ans, il défend encore ardemment son point de vue et n'hésite pas à affirmer, documents à l'appui, que la Conquête a eu du bon pour le Canada français, quitte à se faire – encore – de nombreux ennemis. Adolescent, l'historien rêve de devenir le Balzac du Canada français.

« Dans les années 40 et 50, explique Marcel Trudel, on enseignait une histoire enjolivée de l'époque de la Nouvelle-France, avec ses héros mythiques, Jacques Cartier, Champlain, Maisonneuve ou Jean Talon… » La réalité historique lui apparaît déformée par la vision idéaliste, nationaliste et dévote que présentent les historiens tels que le chanoine Groulx. Marcel Trudel, lui, veut tout connaître de la vraie Nouvelle-France : son histoire politique, militaire, mais surtout sociale. « Je voulais savoir comment les gens vivaient à cette époque, comment ils s'habillaient, ce qu'ils avaient dans leur assiette », raconte-t-il. Inlassablement, l'historien accumule une incroyable quantité de renseignements, fouillant sans relâche les moindres archives personnelles – alors que d'autres se contentent des grandes archives nationales –, les comptes des fabriques et les inventaires les plus divers, jusqu'à être certain qu'aucun document ne lui a échappé.

Sa manière de travailler, aussi minutieuse que rigoureuse, vaut à Marcel Trudel d'être à l'origine d'un véritable renouveau méthodologique, qui donne une orientation plus scientifique aux recherches historiques. Le recours systématique aux sources, leur critique argumentée, la confrontation des témoignages lui font découvrir une Nouvelle-France plus objective, qu'il racontera dans une œuvre colossale, encore inachevée 50 ans plus tard. De 1963 à 1997, Marcel Trudel publie les quatre premiers tomes de son Histoire de la Nouvelle-France, des vaines tentatives d'implantation (1524-1603) à la seigneurie de la Compagnie des Indes occidentales (1663-1674), pour lesquels il recevra plusieurs distinctions prestigieuses dont le Prix du Gouverneur général en 1967. L'historien a 82 ans lorsque paraît le dixième tome, consacré à la disparition de la Nouvelle-France (1759-1764), en 1999. Aux 612 pages de cet ouvrage, on doit ajouter les 434 pages de son livre Les écolières des Ursulines de Québec, paru la même année! Pendant son demi-siècle de carrière, celui que l'on surnomme parfois « Monsieur Nouvelle-France » a aussi écrit de multiples articles ainsi qu'une quarantaine d'autres ouvrages, tels Louis XVI, le Congrès américain et le Canada, avec lequel il obtient, pour la seconde fois, le prix David du gouvernement du Québec en 1951, ou Le terrier du Saint-Laurent en 1663, qui récolte en 1973 le prix Montcalm en France. L'ensemble de son œuvre est récompensée, notamment par le prix Molson du Conseil des arts du Canada en 1980 et par le prix Macdonald de la Société historique du Canada en 1984. Il est également chevalier de l'Ordre national du Québec, membre de l'Académie des lettres du Québec et officier de l'Ordre du Canada.

Cependant, les travaux de Marcel Trudel attirent aussi sur lui les foudres de ses contemporains, car la vérité qu'il découvre n'est pas toujours très flatteuse pour les héros nationaux. Champlain, montre-t-il par exemple, n'a pas traversé l'Atlantique pour évangéliser les sauvages et cultiver la terre, mais bien pour tirer profit du commerce des fourrures. Et il épousa une fillette de 12 ans… pour sa dot! On reproche souvent à Marcel Trudel de déterrer des sujets scabreux, alors qu'il ne fait que pratiquer le scepticisme méthodologique. En 1960, l'historien choque ses pairs en publiant un essai sur l'esclavage au Canada français, dans lequel il montre, entre autres, que certains évêques, dont Monseigneur de Saint-Vallier, ont à l'époque leurs propres esclaves. Un à un, il recense les 4 000 esclaves que compte alors la Nouvelle-France, sur une population de 60 000 habitants! Ces « révélations », ajoutées à sa nomination en 1962 comme président du Mouvement laïc de langue française à Québec, lui valent de nombreux ennuis. En 1965, las des querelles, il quitte l'Université Laval et l'Institut d'histoire et de géographie qu'il dirigeait depuis neuf ans pour l'Université Carleton, à Ottawa, puis rejoint l'Université d'Ottawa l'année suivante, où il enseigne l'histoire de la Nouvelle-France jusqu'à sa retraite en 1982.

Vulgarisateur et enseignant hors pair, Marcel Trudel forme au cours de sa carrière des dizaines d'étudiants dont plusieurs figurent aujourd'hui parmi les sommités de la recherche en histoire au Canada. Soucieux de rendre sa discipline accessible au plus grand nombre, il produit aussi des manuels et documents destinés aux jeunes, tels que l'Histoire du Canada par les textes, un classique. Issu d'un milieu modeste, il fonde la bourse Théodore-Baril – Mary-Trépanier en souvenir de ses parents adoptifs, pour aider chaque année un jeune de Saint-Narcisse de Champlain, son village natal, à poursuivre des études supérieures.

À 84 ans, malgré des problèmes de vue, l'historien n'abandonne pas la partie. Plus à l'aise à la tribune qu'en société, Marcel Trudel avoue prendre un plaisir fou à raconter sans relâche l'épopée de la Nouvelle-France lors des nombreuses conférences qu'il présente chaque année à l'Université des aînés depuis 1993.



Livres de Marcel TRUDEL:
Plusieurs livres ne se retrouvent que dans les bibliothèques,
Voici le liens vers celles de la ville de montréal: Gulliver

«L'Esclavage au Canada Français»
Les Éditions de l'Horizon, 1960

«L’esclavage au Canada Français. Histoire et conditions de l’esclavage».
Québec, Presses de l’Université Laval, 1960

«Histoire de la Nouvelle-France. I: Les vaines tentatives, 1524-1603».
Montréal, Fides, 1963

«Histoire de la Nouvelle-France. II: Le comptoir, 1604-1627».
Montréal, Fides, 1966

«La Seigneurie des Cent-Associés, 1627-1663; tome 1: Les événements».
Montréal, Fides, 1979

«La Revolution Americaine 1775-1783:Pourquoi la France Refuse le Canada».

«ATLAS DE LA NOUVELLE FRANCE».

«Le Terrier du Saint-Laurent en 1674».

«Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires».
Collection Cahiers du Québec : Histoire,  Éditeur :  Hurtubise HMH

«Catalogue des Immigrants 1632 - 1662 ».
Collection Cahiers du Québec : Histoire,  Éditeur :  Hurtubise HMH


 Mythes et réalités dans l'histoire du Québec

Le rôle de Jacques Cartier, la pratique de l'esclavage au Québec, la " chance historiographique " de Jean Talon, les avantages de la Conquête de 1760, le mythe entourant Madeleine de Verchères, etc., sont autant de questions historiques sur lesquels cet ouvrage pose un nouveau regard.

Collection:
Cahiers du Québec : Histoire
Éditeur :  Hurtubise HMH




Réjean Chauvette a écrit cet excellent ouvrage
sur la recherche de ses origines Amérindiennes

On peut le contacter à cette adresse courriel:
rejean_chauvette@msn.com



The Black Holocaust for Beginners

(A Writers and Readers Documentary Comic Book)

Bien que ce livre ne porte pas sur Angélique, il décrit de facon à la fois émouvante et simplifiée l'histoire de la traite des esclaves.

Un livre pour tous à lire absolument

An introduction to the horrors endured by African Americans between the fifteenth and nineteenth centuries provides information that reveals how some one hundred million Africans died as a direct result of the slave trade and slavery.



Films / Movies

Angélique, Michael Jarvis, Canada, 1999, 22 minutes, Rightime Productions.
Short : 23 minutes, colour, Digibeta and Betacam SP
Michael Jarvis
Angélique is a classic tragic romance set in New France in 1734 during the era of the infamous slavery act known as "Le Code Noire". The film is based on the true story of Marie Joseph Angélique, a black slave who was accused, tried and convicted of setting fire to Montreal. As she sits in her dreary prison cell, Angelique reflects on the events that have brought her to death's doorstep: a scandalous love affair with the young idealist French painter, Claude Thibault and her refusal to "make babies to sell for profit" for her owner Madame Découagne. She remembers the struggle, a candle falling over, and the fire. She tries to make a run for it but where is it safe for runaway slave in 1734?

Angélique explores the fears that plague us and the faith that may save us. Out of an incomprehensible event comes the recognition that there is a place for hope.

Michael Jarvis is a young independent filmmaker from Montreal, with origins stemming back 11 generations to Nova Scotia, Canada. His career in the film and video industry began after the completion of his studies. He has worked on, wrote, and directed over 25 short films and documentaries. After 3 years of research Michael Jarvis has now completed his short feature film, entitled Angélique. Angélique made its' world debut at the Montreal International World Film Festival.



  ÂME NOIRE/BLACK SOUL convie le spectateur à une plongée au coeur de la culture noire, à un rapide et exaltant voyage à travers les lieux qui ont marqué l'Histoire de ces peuples.
Le récit que transmet une vieille dame à son petit-fils fait défiler sous nos yeux une succession de tableaux peints directement sous la caméra. L'enfant marche dans les traces de ses ancêtres pharaons ; il entend, sous le baobab, le griot chanter les exploits des rois. Puis, à l'appel des percussions annonçant le commerce triangulaire de l'esclavage, il vogue d'exil en exil, des Antilles aux neiges des Amériques.
Sur les chemins du temps, le garçon côtoie au Canada des esclaves et des fugitifs. Il connaît les luttes pour la liberté et les contributions historiques des communautés noires. Dans ce tourbillon de lumière et de couleurs, la grand-mère lui lègue le grand rêve de Martin Luther King : un espoir que tous les êtres humains vivent la liberté, l'égalité dans la fraternité.

La cinéaste québécoise d'origine haïtienne Martine Chartrand, signe avec ÂME NOIRE/BLACK SOUL un film poétique sur la mémoire. Cette suite d'évocations prend forme par le métissage des rythmes vibrants des danseurs Boütz, de la musique africaine envoûtante de Lilison T.S. Cordeiro, de la magnifique voix de Ranee Lee entourée de chanteurs gospels et des compositions musicales du maître de jazz montréalais, Oliver Jones.

Réalisation, scénario, animation, caméra
Martine Chartrand

BLACK SOUL/ÂME NOIRE is an exhilarating immersion into the heart of Black culture via a whirlwind voyage through the defining moments of Black History.
As an old lady initiates her grandson into his past, a series of perpetually transforming images painted directly under the animation camera unfolds before our eyes. In a mesmerizing swirl of light and colour, the boy traces his ancestry to mighty Pharaohs and to valiant kings whose praises are sung by a griot beneath the baobab tree. Suddenly the beating of drums conjures forth the slave market and far-flung exile to the Caribbean and eventually the snows of the Americas.
In early Canada, the boy encounters slaves and fugitives. He shares in the Black peoples' struggles for freedom and sees all they have contributed to our common heritage. Finally, his grandmother bequeaths him Martin Luther King's dream: a dream that one day all human beings will live together in liberty, equality and brotherhood.

BLACK SOUL/ÂME NOIRE, by Haitian-Québécois animator Martine Chartrand, is a poetic film about memory. Its evocative soundtrack is a mix of the Boütz dancers' irresistible rhythms, Lilison T.S. Cordeiro's mellow African music, the magnificent voice of Ranee Lee backed up by a gospel choir, and instrumentals composed by the great Montreal jazz pianist Oliver Jones.

Mention spéciale donnée par le jury ecuménique
44th International Leipzig Festival for Documentary and Animated Film,
Allemagne,Crystal Heart Award Heartland Film Festival, Indianapolis
L'Ours d'or pour le meilleur court métrage au Festival international de Berlin
Prix Chantal-Lapaire à Vues d'Afrique

Produit par le Studio Animation/Jeunesse du Programme français
de l'Office national du film du Canada




The Slave Trade  
La traite des esclaves
Slavery in 2003
L'esclavage en 2003

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